Johanna de Tessières

Biographie

La danse des exciseuses

Des rites alternatifs sans excision sont proposés aux parents afin d’abolir cette pratique traumatisante.

Les mutilations génitales féminines sont en général interdites par la loi, même dans les pays où elles sont très fréquentes. Mais les lois et les sanctions pénales ont bien du mal à être connues et appliquées, la vie dans les zones rurales restant régie par les coutumes ancestrales ou la parole des leaders religieux. Entourée de secrets, cimentée dans une tradition séculaire, justifiée par des motifs culturels ou religieux, l’excision est souvent taboue dans les communautés. La première chose à faire est donc de délier les langues pour permettre à chacun et à chacune d’exprimer son opinion et remettre cette mutilation et ses conséquences en question. A l’heure actuelle, des centaines de villages d’Afrique de l’Ouest organisent de telles discussions initiées par Plan International et ses partenaires. Dans les villages concernés la pratique de l’excision a été arrêtée. Afin de respecter les coutumes locales, ces villages continuent à célébrer des cérémonies pour les jeunes filles mais sans excision.